samedi 8 décembre 2007
Dissimulée
Montrez, joues effilées,
Aux lumières qui vous frôlent,
Que d'un regard blessé,
Vous inversez les rôles.
Courez, mailles d'argent,
Vous qui savez combien
Le coeur est un diamant
Qui s'éfrite d'un rien.
Car le temps se dissipe
Et les mots s'en échappent
Et bientôt cette pierre
Qui par mégarde pleure
Sera l'instrument fier
De la guerre dont l'on meurt.
N'effacez rien des traces
Que vous déposez, lasse,
Car s'il est un bijou
Qui mérite l'attention,
C'est bien celui qui vous
Montre en sa possession.
Ecoutez votre coeur
S'il demande à saigner,
Car il donne sa valeur
A la moindre rosée.
Etoilée, sous la voûte
D'un ciel érodé,
Vous sourirez sans doute
D'avoir su filer.
A ma schyzo préférée.
Commentaires
Youhou^^
Mon petit Ju, tu es un orfèvre des mots. :-)
C'est claire tu écris bien et très bon poème ^^
Tien ça fait longtemps ! ^^
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