lundi 12 mai 2008
A l'ombre
Reposante et malsaine,
L'ombre nous habite tous.
Elle protège et repousse,
Elle nous pousse à la haine.
Sain de coeur, mais très vite,
L'homme abrite à ses heures,
L'ombre qui sonne son heure,
Et le balaye ensuite.
vendredi 9 mai 2008
Contact
Une nouvelle fois passé à la télévision. Une nouvelle fois regardé, même si je le possède déjà en DVD.
On peut lire tous les avis qu'auront les gens sur ce film, toutes les remarques, toutes les critiques... Il faut le voir pour assumer ses propres mots et oser dire "J'ai détesté", ou "J'ai aimé".
Difficile d'expliquer combien ce film me fait du bien. Combien j'aime croire à ses arguments.
Pour citer quelques passages, je dirais :
- "Vous savez, il y a plus de 400 milliards d'étoiles là-haut, dans notre Galaxie. Si seulement une sur un million était une planète, enfin si seulement une sur un million avait la vie. Et si seulement une sur un million avait une vie intelligente, ça signifierait qu'il y aurait des millions de civilisations dans le ciel"
- "Et si ce n'était pas le cas... Ce serait un beau gâchis d'espace."
Je suis entièrement d'accord.
A ça, j'aime répondre que cette planète que nous recherchons tant sur un million, cette planète qui a une vie intelligente, c'est la nôtre, et que d'autres planètes comme celle-ci existent donc forcément.
Une autre :
- "T'as entendu parler du Rasoir d'Occam ?"
- "Le Razoir d'Akam, on dirait le titre d'un film de capes et d'épées."
- "Non, le Rasoir d'Occam, le principe scientifique de parcimonie. Il dit : Toutes choses étant égales, l'explication la plus simple est toujours la meilleure."
- "ça me semble bien."
- "D'accord ? Et qu'est-ce qui est le plus vraisemblable ? Qu'un Dieu tout puissant et mystérieux ait créé l'Univers et décidé ensuite de ne jamais donner de preuves de son existence... ou... Que tout simplement il n'existe pas et que nous l'avons créé pour ne plus nous sentir si petits et si seuls ?"
- "Je ne sais pas, je ne pourrais pas imaginer de vivre dans un monde où Dieu n'existe pas, non, je ne le pourrais pas."
- "Et comment sais-tu que tu ne te fais pas d'illusions ? Je veux dire, moi j'ai besoin de preuves."
- "De preuves... Tu aimais ton père ?"
- "Quoi ?"
- "Ton père, tu l'aimais ?"
- "Oui... Infiniment..."
- "Prouve-le."
Ou encore :
"J'ai eu cette expérience. Je ne peux pas le prouver, je ne peux pas l'expliquer, mais tout ce que je sais en tant qu'être humain, tout ce que je suis m'affirme que c'était réel. Il m'a été donné quelque chose de merveilleux, quelque chose qui m'a changé pour toujours, une vision de l'univers qui nous dit indéniablement comme on est petits et insignifiants, et comme on est rares et précieux en même temps. Une vision qui nous dit que nous appartennons à quelque chose qui est plus grand que nous-même et que nous ne sommes pas, qu'aucun de nous n'est seul. Je voudrais... Je souhaite partager ça... Je souhaite que tout le monde puisse, ne serait-ce qu'un seul moment ressentir cette béatitude, cette humilité, cet espoir. Mais... ça continue à être mon souhait..."
mardi 22 avril 2008
Ecoute la Lune
Plonge, ma plume
Au corps de bois,
Et crie ce qu'il ne dit pas.
Mets ton costume
Des jours de froid,
Mais ne t'arrête surtout pas.
Moi je te livre
Un papier glacé,
C'est pour mieux t'y reglisser.
Toi, tu ondules
Au gré des pensées,
Prends garde à ne pas te noyer.
Saigne la peine
Que t'a volé
L'histoire à l'encre effacée.
Trace les courbes
De ton bleuté,
Que je puisse m'y reposer.
Embarque les lignes
Sous ton tracé,
Les mots n'en seront qu'à tâcher.
Fixe les marges,
Imprègne les pages,
Mets-toi à ton avantage.
Tu reformules
Sa condition,
Tu monopolises la tension.
Grâce à toi, brille
L'astre de raison,
La lune éclaire ton horizon...
Version chantée :supprimée
dimanche 20 avril 2008
Elle se nommait Elsa Magne
Etrange... Une fille qui faisait craquer tout le monde à l'époque du collège... (elle n'avait pas de chance sur ce coup...) J'ai rêvé d'elle cette nuit, et à cause d'une question qui me trotte dans la tête depuis toutes ces années : "Voulait-elle vraiment sortir avec moi ?" (bizarre qu'une telle préoccupation cause un rêve)
Je n'ai jamais pu savoir si c'était vrai, puisque l'exclamation d'Assia dans la cour du collège sonnait un peu trop "moquerie" (on m'a toujours pris pour un homo XD) : "Quoi ? Elsa tu veux sortir avec Julien H**** !?!" (le tout avec un ton exagéré et bien fort pour que j'entende). Je n'ai eu aucune réaction en réponse, préférant l'ignorer (alors que tout le monde s'interrogeait autour de moi XD), mais... Si c'était vrai ? (Voilà comment on se torture l'esprit) De toute manière, aujourd'hui, je doute de pouvoir rencontrer à nouveau Elsa par hasard... Quoique, c'est arrivé une fois déjà, pas loin du Lycée, dans un magasin, rayon musique et films... J'avais les yeux sur la couverture holographique d'un film :
Il y avait un effet 3D dessus. "Oh ! Trop fort !", que je disais... (je me souviens bien des détails, hein ? XD) Soudain, je tourne la tête à ma gauche, et là je vois Elsa, plus loin, qui venait d'arriver dans le rayon... Elle m'avait vu aussi, je pense (enfin, moi, perso, je regarde toujours tout le monde quand j'entre dans un rayon, pas vous ?).
J'avais tellement la trouille que j'ai quitté le rayon au lieu d'aller lui parler ! XD
Quand j'ai voulu y retourner, elle n'était plus là. C'est "space", la vie, quand même.
Note : C'est pas la première fois que je rêve "d'elle et moi"... ça fait mal au réveil. xD ("Putain de rêve de merde !", je m'suis dit, ce matin. Et oui, y'a des situations qui imposent la vulgarité !)
jeudi 17 avril 2008
Quelques mots
Il suffit d'une chanson
Pour trouver le temps long,
A ses quelques paroles,
Retrouver nos idoles.
Tout à coup, sans comprendre,
On revit l'émotion
On y pense, on rigole,
On pleure parce que c'est con.
Quand soudain, une voix
Vous évoque un émoi,
Quand les notes de fond
Se confondent à la fois
Entre brises de saison
Et tempêtes de froid.
Non, personne ne peut
Chasser cette idée-là,
L'inspiration survient
Lorsqu'on ne l'attend pas
Et ce soir, je la vois,
Elle se dresse devant moi.
Merci à cet état,
Qui a refait de moi
Celui que j'aimais être
Avant cette crise-là
Merci à ces chanteurs
Qui permettent à mon coeur
De conserver au chaud
La passion de ces mots.
samedi 8 décembre 2007
Dissimulée
Montrez, joues effilées,
Aux lumières qui vous frôlent,
Que d'un regard blessé,
Vous inversez les rôles.
Courez, mailles d'argent,
Vous qui savez combien
Le coeur est un diamant
Qui s'éfrite d'un rien.
Car le temps se dissipe
Et les mots s'en échappent
Et bientôt cette pierre
Qui par mégarde pleure
Sera l'instrument fier
De la guerre dont l'on meurt.
N'effacez rien des traces
Que vous déposez, lasse,
Car s'il est un bijou
Qui mérite l'attention,
C'est bien celui qui vous
Montre en sa possession.
Ecoutez votre coeur
S'il demande à saigner,
Car il donne sa valeur
A la moindre rosée.
Etoilée, sous la voûte
D'un ciel érodé,
Vous sourirez sans doute
D'avoir su filer.
A ma schyzo préférée.
jeudi 29 novembre 2007
Gourmandise
J'ai envie de caresses,
J'ai envie de bisous,
De souffles dans le cou,
Pas vous ?
J'ai envie de goûter
Aux étreintes soudaines,
Pouvoir me dérober
Aux vertues souveraines.
J'ai envie d'un frisson
Parcourant tout mon coeur,
Du désire effrayant
Qui condamne son porteur...
Oh puis non, tout va bien,
Ces choses ne servent à rien.
J'ai envie d'un calin,
C'est tout, ni plus, ni moins...
vendredi 5 octobre 2007
Réflexions sur les choses
Bon, je vais résumer ça vite fait : ce qui suit n'est alimenté que par des questions que je me pose quelques fois pour ne pas dire souvent... Je commence avec une question qui en amène une autre et ainsi de suite... En fait, peut-être qu'une simple question peut parler de tout indirectement, on verra bien... Je commence :
Qu'est-ce qu'une envie ?
Quelque chose de pas forcément utile, en somme.
Qu'est-ce qu'un besoin ?
Le besoin montre ce qui est nécessaire à l'accomplissement d'une envie.
Exemple simple :
Lorsqu'une personne mange ou boit, c'est pour vivre, ou plutôt survivre : si elle arrête de le faire, elle meurt.
Manger et boire sont des besoins nécessaire à l'accomplissement de l'envie de survivre.
Vivre n'est qu'une envie, pas un besoin, on peut s'en passer, rien n'est réellement nécessaire dans la notion de vie ; la vie ne fait qu'animer les choses et produire des interactions entre elles :
Nous mangeons d'autres organismes vivants tels que des légumes ou des fruits, ou encore d'autres espèces vivantes. Mais pourquoi ? En tant qu'espèce humaine, nous voulons vivre le plus longtemps possible pour jouir encore et encore des sensations que produisent les expériences que nous vivons... Mais à quoi cela sert-il ? Pourquoi ressentons-nous cette envie d'optimiser nos capacités, de pouvoir faire des choses, de construire quelque chose avec le reste du monde ?
La vie n'est constituée que d'espèces ou organismes qui se reproduisent encore et encore en se dévorant les uns les autres au fur et à mesure du temps qui passe. Quelle utilité y a-t-il a faire cela ? On prend la vie d'une espèce, puis on la redonne à la nôtre... Une lutte pour qu'une espèce prime sur toutes les autres ? Admettons que la vie se résume à ce qu'une espèce domine toutes les autres un jour, pourquoi y en a-t-il alors autant ? D'où vient cette diversité ? Je ne critique aucune religion, mais au final, si un Dieu existe ou a existé et qu'il a effectivement créé la vie, quelle fut sa motivation ? De même, comment en est-il arrivé lui-même à exister ?
"Exister"... Voilà un mot intéressant ! Ce mot ne désigne pas uniquement ce qui vit, mais aussi tout ce qui n'a pas de volonté, d'intelligence, d'action permise : la roche existe, mais à quoi sert-elle ? Elle ne fait absolument rien, mais les autres en font quelque chose, ils s'en servent pour exister davantage : arme, abri, optimisation d'environnement ou outil. Toujours l'éternelle question du "Pourquoi ?"... Des fois, j'imagine toutes sortes de possibilités, un peu comme pour matrix : si la vie telle que nous la connaissons n'était par exemple que le fruit d'une expérience ? Et par qui ? Extra-terrestres, Dieux, simulations informatiques ou que sait-je encore, lorsqu'on ne connaît pas "l'existence" de quelque chose, on ne peut pas forcément le comprendre ou l'expliquer...
Quelques idées :
Laboratoire :
Quand vous laissez pourrir quelque chose, des bactéries se répandent dessus, mais pour qu'elles deviennent visibles et gênantes, elles doivent être en nombre important. Des fois j'imagine que la Terre et même l'univers sont en fait un laboratoire ou un coin d'aquarium : Admettons que l'on soit comme des microbes sur une miette de gâteau et que l'on trouve le moyen d'atteindre d'autres miettes et de s'y répandre... (comparaison avec les planètes hein) On serait comme un virus ou une moisissure. On pourrait faire partie d'une expérience par des êtres plus grands et ne pas le savoir ; ne pas être prévus au programme, même. Et un jour un agent d'entretien qui ne soupçonnait pas notre existence nous découvre dans un coin de l'aquarium et paf ! Il nous bombarde avec son Canard-WC ou je ne sais quoi. On peut s'imaginer toutes sortes de choses si on se représente comme ça. Mais j'en parle pas assez bien, là, je passe à autre chose, ça se recoupera peut-être.
Informatique :
L'univers pourrait être en fait un gigantesque programme, comme un jeu vidéo dans lequel l'intelligence artificielle est poussée à un niveau tel que les notion d'existence nous est donnée sans pour autant la comprendre... Un programme exécute toujours une ligne de codes sans pour autant avoir conscience de sa signification. De même, la vie et la mort sont des notions que nous connaissons en tant qu'êtres vivants et cela pourrait être un "simple" paramètre de programme : Si nous étions le fruit d'une simulation, il nous faudrait des bases sur lesquelles nous appuyer pour nous auto-développer. Mais bon, là encore, c'est un raisonnement qui se base sur des faits "paramétrés", des faits connus par notre propre système d'informatique. Nous expliquons les choses uniquement par un vocabulaire restreint, des sons, des gestes, des formes, des actions, etc... Mais seul ce petit truc que représente "infiniment petit" nous permet de catégoriser tout ça comme un langage informatique définirait tout un programme : On examine des molécules et on dit que telle action produit une situation A... Genre la pastille de mente dans le coca... XD
Cette situation A couplée à une situation B permet de faire encore autre chose et ainsi de suite ; on a ainsi pu maîtriser la combustion, la propulsion, on sait aussi par exemple que les cellules se reconstruisent et on fait aujourd'hui des élevages de peau (oui oui, mais pas la chaire, hein) pour les greffer, etc... Notre compréhension de ce qui est petit nous aide à créer des choses en grand alors un système informatique existant dans notre monde pourrait-il par exemple inspirer une simulation informatique dont nous serions les paramètres ? Un genre de programme qui s'auto-développe avec le temps mais toujours restreint à des paramètres... Ce genre de choses est très possible mais, là encore, je tente d'expliquer tout ça avec un vocabulaire qui m'empêche de concevoir quelque chose de plus important puisque manquant de définitions... Bon, maintenant, on peut se comparer à des Sims... (Ah oui, j'pense vite fait aussi à la comparaison qu'on fait souvent d'un cerveau avec un ordinateur...) Et attendez qu'on tente d'expliquer d'hypothétiques bugs dans ce satané programme de simulation... (oui on s'en passera pour l'instant XD)
L'infiniment grand :
On étudie les choses, on sait que tout est constitué d'atomes, de photons, de cellules... Mais on le sait depuis qu'on peut le constater !
Dans le genre idées farfelues, on peut aussi penser à notre propre position dans tout cela : les cellules savent-elles qu'elles font partie d'un tout ? Non, elles n'ont pas la capacité de penser, mais bon... Même si nous on l'a, ça ne nous donne pas la réponse à cette question : De quel "tout" parle-t-on ?
Ben oui, l'univers, c'est grand, mais juste par rapport à nous, peut-être, on ignore sa taille, on est paumés dedans, certainement pas au milieu et d'autres lieux en son sein peuvent contenir d'autres êtres comme nous qui se penchent sur ces putains de questions... Donc, on est grands par-rapport aux cellules, mais si on était à leur place, on n'aurait pas conscience de l'existence d'une certaine race humaine, même si l'on constituait le corps de l'un de ses représentants... Notre existence serait uniquement vouée à être accroché à notre place normale à côté d'autres cellules jusqu'à ce q'un jour on pourrisse sans explication... Donc, on est grand, mais on est peut-être en fait comme ces cellules, en plein univers, lequel serait par exemple le cerveau d'un être vivant... (nommons-le Alphonse =) ) On dit que l'univers est en expansion, tout comme l'est un être vivant depuis son état d'embryon et même avant. Les cellules d'Alphonse seraient donc composées des planètes, des galaxies, etc... ça vous semble con ? ça ne l'est pourtant pas plus qu'un groupe d'atomes qui s'tournent autour... Dans l'infiniment grand, on retrouve exactement les mêmes choses que dans l'infiniment petit : des choses tournent les unes avec les autres et sur elles-même et, si on s'éloigne, on voit qu'elles font partie d'une oeuvre bien plus grande encore... ainsi les astéroïdes ou les satellites comme la lune tournent autour de planètes, ces planètes tournent sur elles-mêmes, et tournent autour d'autre chose (comme le soleil), ce système tourne en rond dans une galaxie au côté d'autres systèmes, cette galaxie tourne sur elle-même au côté d'autres galaxies et on dit que l'univers est en pleine expansion mais c'est peut-être parce que ces galaxies tournent elles-même autour de quelque chose et que l'inertie les fait s'éloigner... Bref, chercher un sens à tout ça, c'est tourner en rond ! ^^
Mais j'adore me poser ces questions à la con... et j'en ai encore plein (mais là j'vais dodo, ça urge ! XD).
mercredi 30 mai 2007
L'Aurore
(Ecrit sur l'air de "La Lettre" de Renan Luce (voir ici).)
C'est arrivé un jour
Tout était si étrange
Je croyais en l'amour
Aujourd'hui ça m'démange
J'ai envie d'en parler
Le rêve s'en est allé
Car pour avoir aimé
Je ne crois plus aux anges
Tous mes démons s'animent
Et resteront à l'intérieur de cet abîme
Qui se fait passer pour mon coeur
Et leurs chaînes me supplient
De pousser un grand cri...
Et briser en passant
La clé qui les unit
Cet avis de passage
Qui ronfle chaque nuit
En guise de présage
De ce violent sursis
Chaque soir il m'entraînent
Dans cette incroyable folie qui m'ensorcèle
Et me fait veiller pour la nuit
J'ai demandé aux anges
De faire un petit trou
Dans cette boîte rouge
Qui d'amour me rend fou
Cette odieuse mélasse
Qui s'emplit de paperasse
Et se fait suivre hélas
De toute ma carcasse
Mais l'évidence est claire
Il suffit de mettre à genoux cette petite pierre
Pour retrouver l'instrument doux
Et oui c'est tout...
Ma plume de son blanc clair
A vraiment tout pour plaire
Et son encre me dit
Que j'aime à la folie
Quel état de misère
J'en viens à me relire
Et ce miracle d'hier
Fait de moi un martyr
Pourtant la lune est morte
Pierrot ce soir enfin sourit et me rapporte
Les derniers potins de la nuit
C'est fini...
(Version chantée ici)
vendredi 11 mai 2007
Détresse
On peut songer à la caresse,
Imaginer celle qui la dresse
Mais impossible de la voir,
Aussi fort qu'on puisse le vouloir.
On peut rêver à cette main
Qui d'un geste nous rend certain,
Mais aucunement la sentir
Au point que l'on en veuille mourir.
On peut sombrer dans le sommeil,
Ecrire une lettre d'aveux
Pour que soit compris notre adieu
Et que la vie reste pareille.



